Part of a Whole

Mon nom est Nicolas Steenhout.
Je présente, forme, et consulte au sujet de l’inclusion, de l’accessibilité et du handicap.

N’utilisez pas le handicap pour effrayer les gens

La dernière campagne de prévention des accidents de conduite au Québec me laisse un peu perturbé, et probablement pas dans le sens prévu par les publicitaires. Le message “ne pas faite ça, sinon vous pourriez devenir handicapé” me semble renforcer le négatif du handicap. De toute évidence, prévenir les accidents est une chose souhaitable. Mais la façon dont le message est présenté promulgue une vision capacitiste du handicap. Il doit y avoir d’autres façons de diffuser ce message sans se concentrer sur les « horreurs d’avoir un handicap ».

Amélie Croteau a été confrontée à une collision frontale il y a 4 ans en raison de l’envoi d’un texto à un ami. À la suite de l’accident, elle est hémiplégique et subie les séquelles d’une lésion cérébrale traumatique. Elle a écrit un livre « Fatal texto, La fin d’un beau rêve », et va aux écoles pour parler aux élèves de la prévention. Je salue ses efforts.

Les accidents de voiture détruisent les vies. Ils doivent être évités. Réussir à faire comprendre ça aux adolescents peut être difficile. J’espère que les efforts de Mme Croteau vont leur entrer dans la tête.

Pourtant, je ne peux pas m’empêcher de souhaiter que le message soit plus marqué par « la mort est horrible » plutôt que « le handicap est horrible ».

La douleur, le traumatisme et le bouleversement dans la vie après avoir acquis un handicap peuvent être énormes. Bien sûr, parlons de ça. Mais n’utilisons pas le handicap lui-même comme un épouvantail pour effrayer les gens. Je suis fatigué que les personnes handicapées soient utilisées comme un exemple pour effrayer les enfants, même si le message est transmis par une personne en situation de handicap.